C'est pas mon idée !

lundi 13 septembre 2010

uTest, le test logiciel en "cloudsourcing"

uTest
Après CloudCrowd, dont nous avons parlé il y a peu, uTest a à son tour levé des fonds (13 millions de dollars) auprès de plusieurs capital-risqueurs. Les deux startups ont le même modèle : une place de marché mettant en relation des entreprises en mal de personnel et des internautes disposant de temps pour réaliser des tâches non automatisables. A la différence de la première, uTest se concentre cependant sur une activité très spécifique : la qualité du logiciel.

Le site affiche à ce jour presque 30 000 testeurs enregistrés, présents dans plus de 160 pays, qui indiquent, lors de leur inscription, les plates-formes techniques (web, mobiles ou PC) sur lesquels il proposent leur service. Le bénéfice est évident : avec cette diversité, il devient possible de tester une application rapidement et à moindre coût sur de multiples configurations (techniques et linguistiques).

Le fonctionnement est classique pour ce type de solution : l'entreprise spécifie le type de test qu'elle souhaite réaliser et ses modalités. uTest propose un budget correspondant, en mode forfaitaire (des formules d'abonnement sont également disponibles), puis distribue la tâche aux testeurs enregistrés répondant aux critères du client. Les testeurs sont rémunérés pour chaque anomalie identifiée et validée, qui accroît au passage leur "crédibilité".

uTest affiche déjà quelques références prestigieuses, parmi lesquelles figurent Google, MySpace ou encore Thomson Reuters. Un cas client décrit plus en détail l'expérience de Microsoft sur les tests de sa solution Security Essentials, mettant en avant la complémentarité de cette approche avec les tests classiques réalisés en interne et ceux effectués par les millions de beta-testeurs à qui le produit avait été distribué avant sa sortie.

La qualité logicielle est souvent un cauchemar pour nombre d'entreprises et peut s'avèrer très coûteuse, quand le budget qui lui est réservé n'est pas englouti dans le développement (et qu'il est alors réduit à la portion congrue). Dans ce contexte, la promesse de uTest de réduire les coûts des tests (dans un modèle maîtrisé) est certainement attirante. Et, en particulier pour des applications destinées au grand public, la couverture d'une gamme étendue de socles techniques ne fait qu'ajouter à la valeur du modèle.

Du côté des testeurs, le mode de rémunération par anomalie me semble également intéressant car touchant au coeur de la "sensibilité" d'un testeur, même s'il peut se révéler problématique pour uTest (qui doit gérer l'équilibre entre deux modes de facturation radicalement différents). Il s'agit probablement d'un facteur de motivation important pour cette population.

Avertissement : le terme "cloudsourcing" utilisé dans le titre est de mon cru (pour autant que je sache), n'allez pas croire que c'est le dernier buzzword à la mode ;-)

Aucun commentaire:

Publier un commentaire

Afin de lutter contre le spam, les commentaires ne sont ouverts qu'aux personnes identifiées et sont soumis à modération (je suis sincèrement désolé pour le désagrément causé…)