C'est pas mon idée !

dimanche 6 septembre 2020

Un pilote automatique pour l'épargne

Wealthfront
Wealthfront n'est certes pas la première à proposer aux consommateurs de placer leur épargne sous pilote automatique (plus ou moins) intelligent. Il s'agit cependant pour la jeune pousse d'une simple étape vers sa vision stratégique d'une gestion financière autonome universelle, focalisée sur la réalisation des projets de ses clients.

Dans un premier temps, la nouvelle fonction, mise gratuitement à la disposition de tous les utilisateurs de la plate-forme d'investissement, s'avère plutôt classique. Après connexion d'un compte courant à surveiller (détenu dans n'importe quel établissement), il suffit de fixer le seuil de liquidité à maintenir en permanence. À partir de ce moment, chaque fois que la limite est franchie, de 100 dollars au minimum, le surplus est transféré vers le compte d'épargne ou le portefeuille sélectionné lors de la configuration initiale.

Naturellement, tous les garde-fous requis sont prévus de manière à éviter les mauvaises surprises : un délai de 24 heures est laissé avant l'exécution de l'opération afin de l'annuler, si nécessaire, et elle sera également abandonnée si la situation du compte d'origine s'est dégradée entre temps. D'autre part, les paramètres de fonctionnement peuvent évidemment être changés à volonté, pour une prise en compte immédiate.

Au-delà de cet embryon, Wealthfront indique que la prochaine phase, qui devrait arriver rapidement, permettra à ses clients d'activer le pilote automatique pour plusieurs comptes, aussi bien du côté des sources que de l'épargne. Ils auront ainsi le loisir de contribuer simultanément, sans complications, aux différents objectifs de vie qu'ils se fixent, par exemple une cagnotte à taux d'intérêt fixe pour préparer un futur voyage ET un portefeuille d'actions, à long terme, en vue de compléter une retraite encore lointaine.

Let Autopilot Do It – Wealthfront

Mais la cible ultime sera plus ambitieuse. Car ce que demande le grand public, qui se reflète déjà au travers des réactions recueillies auprès des beta-testeurs actuels, serait la faculté de se libérer totalement des contraintes de la planification financière. La solution idéale consisterait alors à offrir la possibilité à chacun de décrire ses rêves et ses envies pour l'avenir, puis laisser les algorithmes définir et exécuter un programme adapté, combinant les instruments optimaux, et organiser leur administration au quotidien.

Derrière cette révolution, les outils de suivi ne s'évertueront plus à présenter des résultats et des performances abstraites, incompréhensibles pour madame ou monsieur tout-le-monde, mais s'attacheront d'abord à mettre en avant les progrès observés sur les sujets qui comptent vraiment pour elle ou lui : pourrai-je effectivement changer de voiture l'année prochaine ? Suis-je sur la bonne voie pour financer les études de mon enfant à son entrée à l'université ? Ma pension correspondra-t-elle à mon niveau de vie ?…

En synthèse, la démarche de Wealthfront n'est finalement qu'une manifestation supplémentaire d'une détermination farouche à remettre la finance au service du client, en prenant en compte ses motivations profondes, son environnement et son contexte, de manière à lui apporter un conseil pertinent, en ajustant la communication, avec un langage accessible et intelligible par le commun des mortels, en intégrant toutes les dimensions de ses besoins, en fonction de ses préférences et de ses priorités.

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