C'est pas mon idée !

lundi 22 juin 2020

Avec Curve, le crédit défie le temps

Curve
Bien connue pour la faculté magique de sa super-carte à remonter le temps afin de choisir a posteriori le compte sur lequel sera imputée chaque dépense réalisée avec elle, la britannique Curve s'apprête maintenant à en étendre le principe au crédit. Depuis le début du mois, elle a lancé une expérimentation avec quelques volontaires.

Jusqu'à maintenant, l'application mobile de la jeune pousse permet à son client, quand il passe en revue la liste des transactions enregistrées sur sa carte, de changer leur affectation vers l'un ou l'autre des moyens de paiement qu'il a associés à son compte, en quelques gestes, jusqu'à 14 jours après leur date d'exécution (et même 90 jours en période de crise). Voilà un moyen extraordinaire de mieux piloter ses finances personnelles, sans stress, en disposant d'un maximum de latitude pour les optimiser.

Avec Curve Credit, une option supplémentaire apparaîtra en regard de chaque opération éligible (selon son montant, en particulier), également accessible pendant deux semaines après l'acte : « payer plus tard ». Lorsqu'il la retient, l'utilisateur se voit proposer un plan de règlement en plusieurs fois, accompagné d'une présentation de ses modalités pratiques (dont, pour l'instant, un taux d'intérêt nul). Il ne lui reste alors qu'à sélectionner le compte où seront prélevées les mensualités de remboursement et le tour est joué.

À en croire les informations de TechCrunch, si le test actuel est mené avec un seul produit, financé sur les fonds propres de Curve, l'objectif visé pour le passage en production, prévu d'ici la fin de l'année, consisterait à intégrer des offres d'établissements partenaires dans une sorte de place de marché, au sein de laquelle le consommateur choisirait la solution qui lui convient le mieux, en fonction des conditions accordées.

Curve Credit

Une telle perspective laisse entrevoir le besoin de plus en plus pressant d'ajouter une couche de conseil intelligent à la plate-forme : même si le client peut prendre le temps de gérer ses arbitrages à tête reposée, avec la multiplication des alternatives, il deviendra indispensable de le guider dans un catalogue dont la richesse entraîne la complexité, a minima en apportant un éclairage sur les différentes possibilités qui s'ouvrent à lui.

Faut-il préférer un paiement immédiat sur une carte de débit, par exemple pour une dépense courante ? Encore faut-il vérifier que le compte sous-jacent est approvisionné… Et pour un achat exceptionnel, vaut-il mieux recourir à telle carte de crédit, qui va peut-être faire bénéficier d'une promotion exceptionnelle, ou retenir le prêt à la consommation, moins coûteux mais plus rigide ? Et quelles sont les différences entre les fournisseurs disponibles ? Lequel est-il le plus adapté dans mon contexte spécifique ?

En attendant cette évolution, la nouvelle solution ajoutera encore un niveau de flexibilité inédit à la super-carte de Curve, dépassant largement celui des outils d'encaissement de Klarna, qui lui est souvent comparée mais reste dépendante des commerçants, tout comme des acteurs traditionnels du crédit à la consommation, tels que Cetelem, qui s'essayent au concept de décision reportée mais n'offrent pas autant d'options.

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