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samedi 9 novembre 2019

Westpac prend sa modernisation à revers

Westpac
Dans beaucoup d'institutions financières aux infrastructures anciennes, se pose régulièrement la question lancinante de la meilleure manière d'aborder leur nécessaire modernisation technologique sans mettre en péril les applications existantes. L'australienne Westpac a imaginé une voie particulièrement originale d'aborder le problème.

Jusqu'à maintenant, les démarches considérées et parfois mises en œuvre – avec plus ou moins de succès – pour rajeunir les systèmes d'information en danger d'obsolescence se répartissaient en trois catégories : le big bang technique (la plus risquée), consistant à développer un nouvel environnement complet en repartant d'une feuille blanche, l'évolution en douceur (la plus longue), exécutée composant par composant, et la création d'une nouvelle banque (la plus audacieuse), destinée à remplacer l'ancienne, à terme.

Avec l'aide du fournisseur spécialisé (britannique) 10x, Westpac s'engage aujourd'hui dans une quatrième option, qui peut être vue, dans une certaine mesure, comme une variante de la dernière. La différence majeure est qu'il n'est pas question de fonder un établissement concurrent voué à cannibaliser l'actuel mais de mettre en place une nouvelle offre de « bank as a service », via laquelle les solutions sont distribuées, par l'intermédiaire d'API, auprès d'entreprises tierces, institutionnelles ou startups.

Making Banking 10x Better

Avec cette démarche, le premier objectif de Westpac est de répondre à la demande du marché, notamment la génération montante d'acteurs désireux d'intégrer des services financiers dans leur modèle d'affaires, sans en faire l'axe principal de leur proposition de valeur. Pour ceux-là, une plate-forme à l'état de l'art, basée sur la gamme SuperCore de 10x, sera donc déployée, dans le « cloud », mettant à disposition de ces clients tout le savoir-faire de la banque, à travers des interfaces modernes, faciles à exploiter.

Cependant, cette stratégie d'ouverture, qui est déjà, en soi, exemplaire, ne s'arrêtera peut-être pas là. En effet, le directeur général de Westpac, Brian Hartzer, laisse entendre que, si le projet se déroule correctement et si les résultats obtenus sont conformes aux attentes, le nouveau socle serait par la suite susceptible d'être rapatrié au cœur des opérations et devenir ainsi le futur système informatique universel de la banque, servant ses besoins propres comme ceux de ses partenaires. La seule inconnue, déterminante, de ce plan extrêmement ambitieux est l'échelle de temps dans laquelle il s'inscrit…

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