C'est pas mon idée !

mercredi 6 novembre 2019

Luko préfère Lydia aux banques

Assurance
Parce que les consommateurs d'aujourd'hui attendent une réponse immédiate à toutes leurs demandes, la jeune pousse de l'InsurTech française Luko leur propose désormais une indemnisation instantanée en cas de sinistre. Mais plutôt que de recourir pour cela aux nouvelles offres des banques, elle s'appuie sur la solution éprouvée de Lydia.

Depuis ses débuts, la première promesse de la startup est sa réactivité : la souscription de l'assurance habitation en 2 minutes (grâce à son processus de collecte d'information automatisé), l'accord de dédommagement en 2 heures (pour les incidents simples à traiter, tels qu'effraction de porte, bris de fenêtre…) et l'envoi d'un artisan pour effectuer les réparations, le cas échéant, sous 2 jours. Désormais, elle ajoute donc la possibilité de recevoir l'indemnisation en 2 secondes via le porte-monnaie mobile de Lydia.

L'enjeu de cette accélération n'est pas uniquement de répondre à l'impatience croissante des individus. Il s'agit d'abord de démontrer une empathie sincère avec les clients, en particulier dans des circonstances difficiles, en cherchant à les rassurer le plus vite possible sur la prise en compte de leur situation. Mais il existe une autre bonne raison de verser les fonds sans attendre les délais d'un virement bancaire classique : pour les nombreuses personnes qui ne disposent pas de la trésorerie nécessaire face à un imprévu, c'est le seul moyen de déclencher tout de suite une intervention urgente.

La tendance n'est pas encore répandue dans le secteur, mais il faut tout de même reconnaître qu'elle n'a pas échappé à quelques assureurs traditionnels. En France, le Groupe BPCE s'en était ainsi emparé il y a quelques mois pour inaugurer son premier cas d'usage du paiement instantané (ce qui ne manque pas d'ironie). Celui-ci, cependant, n'adressait qu'une petite partie de la problématique (le règlement proprement dit).

Collaboration Luko x Lydia

Mais, donc, Luko a choisi, pour gérer les transferts en temps réel, de se tourner vers le plate-forme de Lydia plutôt que de retenir la solution des banques, a priori la plus logique puisqu'elle représente l'évolution naturelle du virement utilisé jusqu'alors. Il est aisé d'imaginer quelques-unes de ses motivations, dont, certainement, le coût facturé pour le service (les professionnels n'y échappent pas) et le simple fait que, le déploiement n'étant pas encore universel, les clients ne pourraient tous profiter de versements rapides.

Il est aussi extrêmement probable que la cible de clientèle des deux startups, principalement les jeunes générations, soit en fort recouvrement (effectif ou potentiel), ce qui permet de proposer un outil que la plupart des assurés connaissent déjà et ont souvent adopté depuis longtemps. D'autre part, pour ceux qui ne sont pas préalablement équipés et qui souhaiteraient néanmoins bénéficier du remboursement immédiat (qui reste facultatif), l'ouverture d'un compte ne prend que quelques instants.

Un an après le lancement du paiement instantané en France, les établissements qui en sont à l'origine n'ont visiblement toujours pas identifié ou, à tout le moins, mis en œuvre de manière industrielle les applications correspondantes. C'est, au contraire, l'arme décisive d'un acteur comme Lydia, qui ne cherche pas spécialement à en faire un argument de vente en soi (et il n'y a guère de quoi s'extasier !) mais sait parfaitement, avec ses partenaires, la mettre en scène là où la réactivité compte vraiment.

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