C'est pas mon idée !

mercredi 9 mai 2018

Anorak use du pouvoir des données ouvertes

Anorak
Nombreuses sont les circonstances de la vie quotidienne dans lesquelles nous avons à prendre des décisions sans disposer de toutes les informations nécessaires ou sans en appréhender la totalité des enjeux. La jeune pousse britannique Anorak ne ménage pas ses efforts pour éviter ces défauts dans le choix d'une assurance décès.

Depuis ses débuts, en 2017, la startup mise sur une analyse de la situation personnelle des consommateurs pour leur recommander la garantie la mieux adaptée à leur mode de vie. Pour ce faire, elle s'appuyait jusqu'à maintenant sur un questionnaire au travers duquel le demandeur était invité à décrire les grandes lignes de son existence. Grâce à une collaboration avec le fournisseur d'accès aux données bancaires TrueLayer, elle va désormais pouvoir approfondir automatiquement la connaissance de ses clients.

En pratique, l'internaute qui se lance dans une recherche sur le site d'Anorak aura l'opportunité d'établir une connexion directe avec son ou ses compte(s) bancaire(s). Une série d'algorithmes explorera alors l'historique de ses transactions pour déterminer objectivement l'état de ses finances personnelles et mieux comprendre ses habitudes et son comportement. Ainsi « profilé », il pourra bénéficier d'un conseil individualisé lui permettant de sélectionner un produit sur des critères plus pertinents que le seul coût.

L'utilisation que fait Anorak des données bancaires est une esquisse de ce qui pourrait bientôt devenir une norme pour toutes sortes de services, financiers ou autres, au fur et à mesure de la prise de conscience de la demande pour plus de personnalisation. Celle-ci requiert en effet une connaissance aussi précise que possible des clients, qui est à la portée des technologies modernes. Naturellement, il faudra rapidement fixer les limites à ces usages pour éviter les sentiments d'intrusion dans la vie privée…

Le premier facteur qui favorisera ces applications est le mouvement général vers la banque ouverte (« open banking »), stimulé par que la directive européenne des services de paiement (DSP2) entrée en vigueur en janvier dernier. En fournissant un cadre officiel à des pratiques qui évoluaient auparavant dans une zone grise de la réglementation, cette dernière permet aux spécialistes (tels que TrueLayer en Grande-Bretagne ou Budget Insight en France) de devenir des partenaires crédibles pour de nouvelles solutions.

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