C'est pas mon idée !

mardi 14 novembre 2017

Et si on dématérialisait les reçus de paiement ?

Barclays
À une époque où les entreprises essaient de migrer vers des supports électroniques les documents imprimés qu'elles gèrent quotidiennement et tandis que les tenants du paiement sans contact vantent le gain de temps qu'il engendre, comment se fait-il que chaque transaction (par carte ou via mobile) se conclue par la remise d'un reçu papier ?

Une jeune pousse britannique, Flux, tente depuis quelques mois d'apporter une solution élégante à cette question que personne ne se pose. Après avoir conclu un partenariat avec les (inévitables) néo-banques Starling Bank (en production) et Monzo (en test), son service fait maintenant son entrée dans un établissement de premier plan, Barclays, pour une expérimentation imminente, qui vient, en quelque sorte, conclure sa participation à la promotion 2017 de l'accélérateur de startups de la banque.

Pour les utilisateurs, le fonctionnement du système est trivial : au moment de régler un achat chez un commerçant partenaire, le reçu de l'opération est envoyé instantanément dans l'application mobile bancaire, avec tous les détails habituels. Il devient ainsi possible de mieux gérer son budget, en disposant de tous les éléments nécessaires dans un logiciel unique. Profitant des données ainsi captées et afin d'enrichir sa proposition de valeur, Flux ajoute également à son offre la gestion de programmes de fidélité.

Flux

Bien sûr, la promesse de simplification de la vie des consommateurs ne pourra être tenue que si le service parvient à capter tous (ou presque tous) les reçus. Là réside la principale difficulté pour la startup, car il lui faut intégrer l'émission de reçus électroniques dans les terminaux d'encaissement. Résolument engagée à ses côtés, Barclays intervient donc aussi à ce niveau, à travers une collaboration avec sa filiale BarclayCard, qui lui (entr)ouvre les portes de ses clients « acquéreur » (les commerçants).

Plus généralement, la banque offre avec cette initiative une démonstration de sa démarche optimisée de co-innovation, en partant de l'accouchement d'une idée au sein de son accélérateur, puis, dans la droite ligne de l'objectif fixé à ce dernier, en lançant effectivement la solution, une fois parvenue à maturité, auprès d'un échantillon de clients réels (parmi les quelques 10 000 volontaires qui ont rejoint sa plate-forme de beta-test Launchpad) et en continuant à l'accompagner sur l'ensemble de ses besoins.

Certes, Barclays a été prise de vitesse par Starling Bank pour l'implémentation de la solution mais elle sait compenser son (léger) retard avec de solides arguments (l'accès aux commerçants). Et, quoi qu'il en soit, il n'est pas si fréquent de voir une institution financière progresser si rapidement dans le lancement d'un nouveau concept : peut-être la pression des nouveaux entrants, dont certains s'avèrent extrêmement sérieux, commence-t-elle à produire ses effets (salutaires) sur les acteurs historiques…

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