C'est pas mon idée !

jeudi 8 juin 2017

HSBC crée un réseau social pour ses clients

HSBC
La mode des réseaux sociaux destinés à mettre en relation les clients des institutions financières a été lancée il y a quelques années mais elle ne semble pas avoir rencontré le succès escompté. Cela n'empêche pas HSBC de tenter sa chance sur le segment des entreprises, en jouant sur ses atouts spécifiques, dont sa présence dans plus de 70 pays.

Proposé exclusivement aux clients de la banque, le « HSBC Connections Hub » reprend une partie des codes habituels des réseaux sociaux grand public. Chaque entreprise peut ainsi y créer son « profil » (comprenant présentation et centres d'intérêts), puis utiliser la plate-forme pour rechercher et entrer en contact avec des partenaires potentiels – prospects, clients, fournisseurs et autres intermédiaires – via une messagerie privée. Elle aura également accès à des contenus traitant, par exemple, de négoce international.

Parce que les utilisateurs n'ont pas nécessairement énormément de temps à consacrer à un outil de ce type, aussi utile soit-il pour leur société, le « HSBC Connections Hub » est équipé d'un algorithme capable de faire des rapprochements automatiques. Grâce à celui-ci, les membres du réseau recevront des suggestions de contacts appropriés pour leur secteur d'activité et selon les attentes qu'ils expriment. Si elle s'avère pertinente, cette approche pourrait faire la différence par rapport aux initiatives antérieures.

Car il est vrai que l'idée de stimuler les relations commerciales entre les clients en déclinant un modèle de réseau social n'a rien de très nouveau. L'American Express OPEN Forum (plutôt dédié aux PME) fait partie des plus anciens, tandis que le Crédit Agricole expérimentait aussi le concept dès 2011 (abandonné depuis). Les projets se succèdent (DBS a rejoint le mouvement plus récemment) et, pourtant, aucun d'entre eux ne paraît avoir relevé le défi originel de contribution au développement des entreprises.

HSBC Connections Hub

Il est difficile d'identifier précisément les raisons de la faible popularité de ces différentes démarches, alors que les arguments en leur faveur sont solides. En effet, la banque est un intermédiaire de confiance pour les entreprises et, en conséquence, sa volonté d'établir des ponts directs entre celles-ci devrait en principe être bien accueillie. En ajoutant à ce socle une ouverture sur le monde (Canada, Chine, Hong Kong, Inde, Mexique, Singapour, Royaume-Uni, États-Unis et, bientôt, France) et en introduisant un accompagnement pro-actif, peut-être HSBC réussira-t-elle mieux que ses consœurs.

Contrairement aux initiatives similaires orientées vers les particuliers, l'intérêt pour la banque n'est pas uniquement d'offrir un service additionnel, facteur de notoriété et de fidélité. La possibilité de mettre en relation professionnelle des entreprises clientes représente une extraordinaire opportunité de capitaliser sur le renforcement des échanges commerciaux qui peuvent en découler (et encore plus quand l'échelle devient internationale, comme dans le cas spécifique de HSBC).

Au vu de l'enjeu, il est certainement raisonnable de ne pas s'arrêter aux échecs (ou demi-succès) du passé et de continuer à explorer les pistes d'amélioration pour réaliser les promesses du réseau social professionnel. Il restera cependant à HSBC de savoir ajuster son dispositif très rapidement car il est peu probable que le premier essai soit le bon.

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