C'est pas mon idée !

lundi 29 août 2016

AXA expérimente la télémédecine

My AXA Health
Depuis un peu plus d'un an, AXA propose [PDF] aux bénéficiaires français d'un contrat de complémentaire santé de consulter un médecin généraliste par téléphone. Dans une nouvelle expérimentation, ses assurés singapouriens pourront bientôt en faire autant par tchat interactif ou en visiophonie, par l'intermédiaire d'une application mobile.

Dans un monde connecté en permanence, les patients expriment le désir de pouvoir obtenir un rendez-vous avec un médecin à leur convenance, sans se déplacer ni devoir supporter les files d'attentes interminables qui deviennent la norme. Le service que propose AXA répond à cette demande en leur permettant de contacter rapidement un professionnel de santé à toute heure du jour et de la nuit, où qu'ils se trouvent sur la planète, afin d'obtenir un conseil, une prescription ou une référence à un spécialiste.

L'application mobile – fournie, en réalité, par la société spécialisée MyDoc – permet à son utilisateur de choisir son mode de conversation préféré, entre tchat et visiophonie, cette dernière offrant évidemment l'avantage de pouvoir montrer ses symptômes en temps réel au médecin, pour un diagnostic plus précis. À l'issue de la consultation, l'ordonnance délivrée (en particulier pour les prescriptions récurrentes) peut, le cas échéant, être retirée directement (et sans avance de frais) auprès de la pharmacie la plus proche.

AXA My Health Portal

Dans un premier temps (et à partir du mois de septembre), le service de téléconsultation ne sera proposé qu'à 5 000 cobayes sélectionnés parmi les collaborateurs et les clients existants d'AXA Singapour. La compagnie est en effet dans une démarche exploratoire, à travers laquelle elle cherche d'abord à évaluer l'appétence des consommateurs pour ce genre d'outils, leurs réactions et ce qu'ils en attendent réellement, à l'usage. Elle devra aussi, naturellement, mesurer la valeur et l'efficacité du dispositif avant d'envisager son éventuelle extension à l'ensemble de ses assurés.

Il en est de la médecine comme d'autres métiers de proximité. Au début, les détracteurs (dont les praticiens, premiers concernés) affirment qu'il est impossible de réaliser un acte à distance. Aujourd'hui, nous sommes déjà passés au stade suivant, dans lequel des consultations simples ne nécessitent plus de se déplacer, rendant ainsi la vie plus facile à tout le monde. Demain, en arriverons-nous à une « virtualisation » majoritaire de la profession, aidée, incidemment, par les progrès constants de l'intelligence artificielle ?

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