C'est pas mon idée !

jeudi 21 juillet 2016

Un chatbot pour gérer ses finances personnelles

Trim
Décidément, la vogue des chatbots bat son plein ! Après l'accès aux comptes proposé par quelques banques, c'est maintenant au tour des solutions de gestion de finances personnelles d'entamer leur migration. Ainsi, Trim est l'une des premières à s'installer sur Facebook Messenger pour remplir sa mission de détection des dépenses inutiles.

La vision des fondateurs de la startup est on ne peut plus claire : victimes de leur succès, les applications mobiles sont en voie d'obsolescence, les consommateurs préférant désormais disposer d'un assistant virtuel, toujours prêt à répondre à leurs questions au sein de leur outil de messagerie préféré. Pour Trim, le choix est d'autant plus évident que la fonction remplie par son service est extrêmement facile à adapter à une interface « conversationnelle » (elle est disponible également par SMS).

En effet, son mode opératoire est simple et bien balisé. Après inscription et connexion à son compte bancaire, l'utilisateur peut, par l'intermédiaire de messages simples, interroger le solde et les dernières opérations enregistrées et, surtout, obtenir une analyse plus précise sur certains postes de dépenses, tels que le montant total des courses Uber sur une période donnée ou la liste de ses abonnements en cours. Pour ces derniers, Trim peut même se charger de leur résiliation (il suffit de répondre « oui » à sa suggestion).

Chatbot de Trim

Le dispositif est encore rudimentaire – par exemple dans son modèle de dialogue par mots-clés prédéfinis – mais il laisse augurer d'une évolution du concept de PFM (gestion de finances personnelles). Celui-ci se transformerait en un conseiller financier personnalisé, maîtrisant la situation de l'utilisateur, répondant instantanément à toutes ses questions, exécutant ses requêtes instantanément et prodiguant continuellement ses recommandations en fonction des événements et du contexte, le tout dans un environnement familier, en offrant une expérience proche d'une interaction humaine.

Au-delà de l'effet de mode actuel autour des chatbots, une telle vision a-t-elle véritablement un avenir, dans la durée ? D'un côté, la lassitude des mobinautes face à l'explosion du nombre d'applications disponibles sur les AppStores – qui se concrétise par un usage de plus en plus restreint à quelques titres « stars » – permet de l'envisager. Toutefois, la multiplication des « interlocuteurs » sur les plates-formes de messagerie ne risque-t-elle pas d'engendrer (plus ou moins) rapidement le même phénomène ?

Alors, peut-être faut-il dès maintenant viser plus loin, vers un assistant universel (Siri, Alexa…), fédérant l'ensemble des services mis à disposition du consommateur, voire les intégrant les uns avec les autres pour les rendre plus pertinents. Par ailleurs, dans une perspective légèrement différente, le besoin de réduire les frictions de l'expérience pointe aussi vers des approches plus proactives, dans lesquelles les outils répondent spontanément aux besoins de l'utilisateur sans que ce dernier n'ait à les solliciter.

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