C'est pas mon idée !

jeudi 10 mars 2016

Albert, le nouveau conseiller financier

Albert
Si vous pensez que le concept de « banque plate-forme » est encore théorique, je vous invite aujourd'hui à rencontrer Albert, une de ses premières incarnations concrètes, capable de conseiller son utilisateur dans la gestion de ses finances personnelles et de lui recommander les produits les mieux adaptés à sa situation et à ses attentes.

De prime abord, Albert est un assistant virtuel intelligent. Une fois que le consommateur a connecté ses comptes bancaires au service (plus de 2 500 établissements américains sont supportés), il peut commencer à délivrer ses recommandations, grâce à une analyse détaillée et continue des données ainsi collectées. Autant pour démystifier les problématiques financières que pour maintenir un fort niveau d'engagement des utilisateurs, un principe essentiel du dispositif est sa simplicité : les conseils prodigués sont toujours exprimés en quelques mots.

Mais Albert ne s'en tient pas à cette vision passive, alignée sur la tendance actuelle du PFM. Il se révèle également capable d'agir, que ce soit sur ses propres propositions (spontanées) ou en réponse à des demandes explicites. Il peut, par exemple, prédire l'argent qui sera effectivement disponible en fin de semaine, en fonction des habitudes de dépenses de l'utilisateur, et réaliser automatiquement un virement vers un compte d'épargne. Dans un registre un peu plus élaboré, il se chargera de souscrire un emprunt à taux avantageux afin de rembourser une dette sur une carte de crédit.

Albert

Pour accomplir ses exploits, Albert a à sa disposition les offres d'un certain nombre de partenaires – banques, compagnies d'assurance… – parmi lesquelles il sélectionne celle qui répond le mieux au besoin identifié. À ce jour, outre un compte d'épargne (fourni par Wells Fargo) et le crédit à la consommation, la palette de services disponibles comprend notamment différentes cartes de crédit, un plan d'épargne retraite et quelques produits d'assurance (vie, invalidité…). Naturellement, cette liste a vocation à s'enrichir.

Le premier avantage de cette intégration est d'autoriser un degré de personnalisation incomparable : chaque client peut bénéficier d'une solution composée exclusivement pour lui. Surtout, le parcours correspondant est ultra-simplifié, avec une souscription immédiate, depuis l'application mobile, en quelques clics, sans jamais nécessiter de saisir à nouveau des informations déjà fournies par ailleurs. L'assistant virtuel remplit de la sorte pleinement son rôle, en facilitant la vie de l'utilisateur et, autant que possible, en le dégageant des tracas de la gestion au quotidien de ses finances.

Et voilà comment les banques traditionnelles se trouvent menacées par un agrégateur d'offres aux multiples qualités : connaissance intime du client, diversité du catalogue, capacité à assembler des solutions à la demande, fluidité de l'expérience… Il faudrait pourtant peu de choses pour qu'elles puissent aussi se positionner, si, au préalable, elles avaient la flexibilité et l'agilité nécessaires, si elles abattaient leurs silos organisationnels et techniques, si elles se rapprochaient réellement de leurs clients…

Information repérée grâce à L'Atelier BNP Paribas (merci !)

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