C'est pas mon idée !

lundi 25 janvier 2016

Clink veut conquérir les épargnants passifs

Clink
Trop beau pour être vrai ? Clink n'est pas la première startup à offrir une solution d'épargne automatique adossée à un robot d'investissement (« robo-advisor ») : Betterment est déjà passée par là. Que lui reste-t-il pour se distinguer ? Rendre son service entièrement gratuit, quitte à reporter à plus tard la recherche d'un modèle économique…

Bien sûr, la population que cible la startup est terriblement séduisante : qualifiés d'épargnants passifs, ce sont les innombrables personnes – dont notamment les jeunes adultes – qui ne sont pas particulièrement promptes à mettre de l'argent de côté et qui sont encore plus réticentes, généralement par méconnaissance, à investir sur les marchés financiers. La réponse de Clink est donc un outil mobile qui va se charger de la gestion de leurs investissements à leur place, selon les paramètres qu'ils définissent.

Fondamentalement, le cœur de sa plate-forme ressemble à ce que font tous les acteurs de l'investissement automatisé (un marché qui commence à devenir sérieusement encombré, aux États-Unis) : une gestion basée sur les recherches classiques en la matière (la théorie moderne du portefeuille, en l'occurrence), une large diversification des actifs, afin de maîtriser les risques, et un investissement en fonds indiciels (ETF – Exchange-Traded Funds), de manière à garantir de faibles coûts de transactions.

L'originalité qu'introduit Clink réside d'abord dans l'automatisation de l'épargne associée à ce socle. L'utilisateur va en effet pouvoir connecter son compte courant et décider d'allouer automatiquement une somme donnée à intervalles réguliers (à partir de 1 dollar 2 fois par semaine). Dans un registre plus subtil, il lui est également proposé de connecter sa carte de crédit, sur laquelle il va alors définir un pourcentage de ses dépenses de restaurant ou de ses achats en ligne qui sera prélevé et investi pour lui.

Accueil Clink

Clairement, le choix de la startup est relativement simpliste – un peu comme le service SmartDeposit de Betterment, bien qu'avec une approche différente. Pas d'analyse des comportements qui permettraient d'optimiser l'épargne (à l'instar d'un Digit), l'idée qui prévaut ici est en effet plutôt de laisser le contrôle total au client des sommes qu'il investit, mais en lui demandant une seule fois – ou à sa convenance, ultérieurement – de définir sa stratégie. Il est vrai que les consommateurs ne sont peut-être pas encore prêts à laisser un algorithme « jouer » avec leur argent…

Enfin, que penser de la gratuité du service ? Opérer une plate-forme d'investissement génère des coûts incompressibles, même si ses instruments de prédilection sont des ETF et si des automates sont aux commandes. Pourtant, rien ne laisse entendre que la promesse est temporaire… Alors, Clink envisagerait-elle de concevoir un autre modèle économique, sans les commissions aujourd'hui universelles ? Il sera intéressant de surveiller les futures étapes de son développement ! Quoi qu'il en soit, l'argument a toutes les chances de résonner parmi la clientèle visée et définir ainsi une nouvelle référence…

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