C'est pas mon idée !

vendredi 29 mai 2015

Quand le Bitcoin entre à l'université

Simon Fraser University
Fermement convaincue que les monnaies virtuelles sont appelées à devenir incontournables dans un avenir proche, l'université Simon Fraser, au Canada, déploie actuellement une infrastructure d'acceptation de Bitcoin sur ses différents campus, de manière à sensibiliser les étudiants aux usages de la cryptodevise.

Sur les 3 sites de l'établissement, à Vancouver, Burnaby et Surrey, des automates spéciauxfournis par la société Bitsent – vont donc être installés, permettant aux résidents de charger très simplement leur porte-monnaie numérique. Les librairies et quelques autres boutiques internes participent aussi à l'initiative, en acceptant les règlements en Bitcoin. Le lancement de l'opération, ces jours-ci, s'accompagne de promotions spécifiques, dont une distribution de bons d'achat, afin d'inciter les étudiants à adopter ce nouveau moyen de paiement.

L'idée est arrivée d'abord par le club Bitcoin de l'université, l'un des plus actifs du genre en Amérique du Nord. Elle a été rapidement retenue par l'administration, qui y voit un moyen de renforcer son positionnement en matière d'innovation. Surtout, elle s'inscrit dans sa stratégie de complémentarité entre l'enseignement académique et la mise en œuvre d'applications concrètes. Car le premier objectif visé avec ce projet est de faire appréhender aux étudiants les principes et les enjeux des cryptodevises. Et, naturellement, rien ne vaut la pratique pour y parvenir.

Inauguration des automates Bitcoin à la SFU

La démarche n'est pas pour autant dirigiste. L'ambition de ses promoteurs est, avant tout, de susciter la réflexion et le dialogue – entre étudiants et avec les enseignants – sur le Bitcoin, sur les monnaies virtuelles et, plus largement, sur les tendances disruptives du moment. En arrière-plan, se dessine également la perspective de faire de Vancouver une place de premier ordre pour la FinTech canadienne, voire – pourquoi pas ? – mondiale, dans le développement de laquelle l'université entend jouer un rôle de catalyseur.

Simultanément idéalisées par certains et diabolisées par les autres, les cryptodevises sont au centre de polémiques qui ne trouvent souvent leur origine que dans l'ignorance et l'incompréhension de leurs principes (complexes, il est vrai). Alors qu'il devient de plus en plus probable qu'elles s'introduiront progressivement dans notre vie quotidienne, l'éducation des futurs innovateurs s'impose logiquement. Cependant, il faudra rapidement envisager de prolonger les efforts auprès du reste de la population…

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