C'est pas mon idée !

mardi 10 mars 2015

Les banques se ruent sur l'Apple Watch

Apple Watch Kit
Les temps ont décidément bien changé ! Lors du lancement de l'iPhone en 2007, aucune institution financière n'y prêtait réellement attention. Lundi soir, elles étaient plusieurs à accompagner la présentation de l'Apple Watch, annonçant leurs applications dédiées plus d'un mois avant le début de sa commercialisation effective.

Sans tenir compte des établissements automatiquement intégrés à la version d'Apple Pay incluse dans la montre, les plus rapides à dégainer comprennent Citi et Fidelity Investments, aux États-Unis, Desjardins, au Canada, et Crédit Mutuel Arkéa [PDF], en France. Pas de miracle à attendre, cependant : les fonctions proposées ne font pas preuve de beaucoup d'imagination, entre consultation des soldes de compte et des opérations récentes pour les banques et surveillance des indices et des cours des actions et alertes sur les mouvements pour le spécialiste de l'investissement.

Pour trouver un peu d'originalité dans cette première vague, il vaut mieux regarder du côté des acteurs indépendants. Ainsi, Mint, le numéro un de la gestion de finances personnelles (PFM), choisit de déployer une application permettant à l'utilisateur un suivi rapproché de ses objectifs budgétaires, agrémenté de notifications régulières sur leur réalisation. Il est vrai que dans ce cas, comme pour les autres, la société ne fait que répliquer sur le nouveau gadget d'Apple des fonctions existantes par ailleurs.

Application Crédit Mutuel Arkéa sur montre connectée

Il n'y a pas à s'étonner (ni s'indigner) de telles stratégies. Loin de toute considération en matière d'innovation, toutes les entreprises prêtes le jour J cherchent d'abord à être présentes sur le devant de la scène médiatique. L'enjeu pour elles est de démontrer qu'elles comprennent la culture numérique de leurs clients et qu'elles sont capables de répondre à leurs attentes, avec toute la réactivité et l'agilité requises. Ce qui est déjà, en soi, un exploit pour des institutions qui mettaient autrefois 2 ou 3 ans à sortir leur première application mobile !

À terme, il faudra tout de même faire évoluer les approches. Si les objets connectés continuent à se développer et parviennent à conquérir les consommateurs, il deviendra rapidement nécessaire d'en appréhender les usages privilégiés, de manière à offrir des solutions parfaitement adaptées aux besoins. À ce moment-là, une autre dimension de complexité surgira inévitablement avec l'exigence d'articulation « intelligente » des solutions entre les multiples supports disponibles, chacun avec ses pratiques spécifiques. Et il ne sera jamais trop tôt pour commencer à préparer cette vision d'avenir…

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