C'est pas mon idée !

lundi 11 août 2014

Trois idées pour la banque mobile

En quelques années, les applications mobiles sont devenues une composante essentielle de l'attirail multi-canal de la banque. Les progrès accomplis depuis la naissance du phénomène sont considérables et tout laisse à penser que les évolutions vont se poursuivre à un rythme effréné. En voici 3 exemples récents susceptibles d'alimenter les réflexions…

TD Bank
Dans toute leur richesse, les solutions de banque mobile restent aujourd'hui focalisées sur l'exécution de transactions (consultation des comptes, virements…). La prochaine frontière à franchir sera de les transformer aussi en support de vente de produits et services. TD Bank fait partie des premières à ouvrir cette voie.

La nouvelle version de son site web mobile permet donc aux clients comme aux prospects d'ouvrir comptes courants personnels et comptes d'épargne ou encore de souscrire certificats de dépôt et autres produits d'investissement basiques. A priori, la procédure semble se dérouler entièrement en ligne (pas de courriers requis pour transmettre des justificatifs) et la seule contrainte imposée est d'accepter de recevoir les contrats et conditions de vente au format électronique.

Le choix d'intégrer ces options uniquement dans les services web et non dans l'application mobile de la banque est cependant surprenant. Il offre certainement l'avantage d'une meilleure accessibilité pour les non clients, qui n'ont pas à installer un logiciel pour en profiter, mais il risque, à l'inverse, de fortement limiter son utilisation par les clients existants. Peut-être n'est-ce qu'une première étape, réalisée à moindre coût, destinée à valider sa pertinence avant une généralisation future ?

Nationwide
Depuis son invention par Westpac en 2011, l'épargne d'impulsion sur smartphone continue à faire des émules dans le monde entier (Banque Populaire et Desjardins en sont 2 exemples en France et au Canada, respectivement). L'une des dernières adeptes, Nationwide, nous offre quelques statistiques rares sur son utilisation.

Au cours des deux mois (juin et juillet) écoulés depuis la publication de la nouvelle version de l'application, accueillant la fonction « Impulse Saver », la banque britannique a ainsi enregistré plus d'1,6 millions de livres sterling de transferts, la moyenne de chacun d'eux s'établissant à 25,18 livres (plus élevée que je ne l'aurais imaginé). Le communiqué nous apprend également que le vendredi et la tranche matinale de 6:00 à 7:00 sont particulièrement propices aux gestes d'épargne…

Nationwide Impulse Saving

Forrester
Troisième et dernière source d'inspiration, le cabinet d'analystes Forrester profite de la publication de son benchmark des applications mobiles des banques australiennes pour identifier 3 caractéristiques clés qui expliquent leur progrès sensible dans son classement mondial de la richesse fonctionnelle.

Passons rapidement sur leurs services pionniers de protection contre la fraude, matérialisés notamment par des options plus ou moins élaborées de configuration et verrouillage de carte bancaire, et attardons-nous surtout sur la capacité spécifique des 4 principaux établissements du pays à faire évoluer très rapidement leurs offres, dans un environnement concurrentiel exacerbé. Pour y parvenir, elle ont un petit secret, qui tient presque entièrement de leur stratégie d'implémentation.

En effet, Westpac et NAB, en particulier, ont préféré une approche « hybride » des applications mobiles, soigneusement ajustée selon les besoins. Les fonctions nécessitant une intégration intime au cœur de la plate-forme et un rendu impeccable sont développées sous forme native, tandis que celles pour lesquelles la priorité est la réactivité et la vitesse de mise en œuvre sont réalisées au format web (tout en restant intégrées dans la même application), au prix d'une finition moins parfaite.

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