C'est pas mon idée !

mardi 8 juillet 2014

Pourquoi ouvrir une application mobile ?

Applications mobiles
En réalité, ce n'est déjà même plus une question, quand Julie Ask (Forrester Research) fait simplement le constat de ses propres usages : elle n'ouvre presque jamais ses applications préférées sur son téléphone. Pourquoi ? Parce qu'elles sont toujours prêtes à l'instant où elle en a besoin. Ce sont ses « moments mobiles ».

Bien sûr, il s'agit encore de science-fiction avec la majorité des logiciels disponibles aujourd'hui. Mais quelques exemples sont bien réels : le paiement avec la carte prépayée de Starbucks (par l'intermédiaire du Passbook de l'iPhone), une alerte au passage à proximité d'un lieu prédéterminé (geofencing), les dernières actualités importantes (selon des préférences prédéfinies) sous forme de notification, tout comme la confirmation de l'heure d'embarquement d'un vol ou l'annonce de son retard…

Et les possibilités ne vont que s'étendre. Il suffit, pour s'en convaincre, de s'attarder sur la récente présentation du smartphone « Fire » d'Amazon et de sa technologie Firefly. Grâce à celle-ci, l'utilisateur pointe la caméra de son appareil vers un objet, une image, un code à barres… ou encore il lui fait « écouter » un son, une musique… Dès que l'élément d'intérêt est reconnu, une action est automatiquement déclenchée, par exemple un achat sur le site d'Amazon (évidemment) ou une option au sein d'une application tierce.

Amazon Fire Phone

Imaginez le jour (proche) où, ainsi équipé, le consommateur pourra prendre en photo une voiture chez un concessionnaire et demander en quelques secondes les conditions d'un prêt pour l'acquérir et le coût de son assurance. Dans cette hypothèse, que deviendra le logiciel classique, qu'il faut préalablement retrouver et lancer (puis dans lequel il faut s'identifier), avant de découvrir qu'il n'offre pas ces services et qu'il invite tout au plus le client à appeler son conseiller pour obtenir des informations ?

Alors, afin de rester pertinentes (et activement utilisées), les applications de demain devront être conçues pour réagir spontanément aux « moments mobiles », qu'il s'agisse d'événements détectés dans l'environnement du consommateur (sa localisation, le jour et l'heure…) ou des accès à d'autres services (porte-monnaie virtuel, cartographie et navigation, messageries…) dont l'expérience peut être enrichie par l'ajout d'informations contextuelles et « actionnables ».

Au préalable, de nouvelles approches devront être appréhendées, selon Julie Ask. En premier lieu, il sera plus important que jamais d'inciter les utilisateurs à télécharger et installer une solution qui risque de ne leur servir qu'à configurer leurs préférences. Ensuite, la recherche des instants de référence, sur lesquels il est opportun d'agir, deviendra la première préoccupation dans la conception de l'application. Enfin, il restera à apprendre comment évaluer le succès de la stratégie mise en œuvre : mesurer le trafic ne sera plus suffisant, il faudra vérifier que l'engagement des clients est optimal.

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