C'est pas mon idée !

mardi 25 février 2014

Le crowdfunding prêt à envahir le web

Signe d'une maturité croissante ou prémices d'une bulle ? Les plates-formes de finance participative semblent prêtes à envahir tous les recoins du web : distribution en marque blanche pour l'une, mise à disposition d'APIs (« interfaces de programmation applicatives ») pour l'autre, les porteurs de projets vont désormais pouvoir organiser leurs campagnes à leur guise avec les nouvelles offres de SPEAR (en France) et, surtout, de CrowdTilt (aux États-Unis).

CapSens
Dans le premier cas, l'initiative profite du lancement d'une solution spécialisée pour le FADEV (« Fonds Afrique pour le Développement »), capitalisant sur l'expérience acquise après 2 ans d'existence : il s'agit pour SPEAR de proposer ses services aux « entrepreneurs » du crowdfunding.

CapSens, la structure créée pour l'occasion, apportera conseil et accompagnement (en particulier juridique et réglementaire), ainsi qu'un socle technologique éprouvé (en marque blanche), aux acteurs émergents (notamment dans l'économie solidaire) ou établis (les banques et autres institutions financières sont directement visées) qui souhaitent mettre en place leur propre plate-forme, quel que soit le modèle retenu pour les campagnes de levée de fonds (donation, crédit ou investissement).

La diversification de SPEAR est évidemment opportuniste, alors que la nouvelle législation sur la finance participative est en passe d'entrer en vigueur dans l'hexagone. Il ne fait aucun doute qu'une multitude de nouveaux acteurs vont se lancer (l'explosion commence déjà à être visible) et – comme nous l'a enseigné la ruée vers l'or américaine, dans laquelle ceux qui ont fait fortune étaient les marchands de pelles et de tentes – la commercialisation des outils dont ils auront besoin est certainement un modèle attractif.

CrowdTilt
Avec ses APIs ouvertes aux développeurs et ses intefaces web distribuées librement (en open source), CrowdTilt adresse une cible plus large. En effet, outre les entreprises qui voudraient déployer leur offre de crowdfunding, l'approche intéressera aussi les porteurs de projets à la recherche de fonds.

Ces derniers peuvent ainsi intégrer leur campagne au sein de leur site web et/ou de leur application mobile existants, voire même concevoir et réaliser un support spécifique dédié, en dehors des contraintes et des limitations de la plate-forme d'origine. En quelque sorte, le financement participatif peut alors sortir de son bocal et s'installer partout sur le web et dans les smartphones, sous des formes aussi variées que l'autorisera l'imagination des utilisateurs.

La jeune pousse américaine aborde donc la même idée d'ouverture de sa technologie à des tiers avec une vision plus aboutie. En effet, elle vise en premier lieu à remplir un besoin immédiat et quasiment évident : finalement, pourquoi les campagnes devraient-elles donc être toutes centralisées sur les sites de crowdfunding ? Et, dans un deuxième temps, les entrepreneurs qui souhaiteraient décliner, spécialiser ou intégrer le modèle de la startup ont également la possibilité de le faire.

CrowdTiltOpen

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