C'est pas mon idée !

lundi 21 octobre 2013

Silicon Valley Bank invite les enfants à coder

Silicon Valley Bank
Comme son nom l'indique, la Silicon Valley Bank a au moins 2 raisons de promouvoir le développement des compétences informatiques des jeunes américains : ses propres besoins futurs en collaborateurs maîtrisant parfaitement les technologies et ceux de ses clients, qui composent l'écosystème de startups le plus important du monde.

Rien d'étonnant, dans ces conditions, à ce qu'elle s'engage activement dans des opérations de sensibilisation et de formation, en Californie et en Virginie. En l'occurrence, il s'agit, d'une part, de 2 hackathons (chacun sur un week-end) ouverts aux enfants défavorisés de 6 à 12 ans et, de l'autre, d'une compétition pour des collégiens et lycéens, étalée sur un semestre. Dans les 2 cas, la banque offrira des tablettes aux jeunes participants.

En dehors de leur public particulier, les hackathons californiens sont organisés de manière tout à fait classique : les inscrits (plus de 250 au total) sont invités à créer des applications (après une session de formation et avec l'aide de mentors volontaires), qui seront ensuite évaluées par un jury professionnel pour attribuer un prix (de 1000 dollars) aux meilleures d'entre elles. Dans le cas de la compétition scolaire, l'objectif fixé est uniquement de finaliser la réalisation d'un logiciel dans le temps imparti.

Level the Coding Field 2013

L'ambition des organisateurs – la Silicon Valley Bank n'étant qu'un des partenaires parmi d'autres (ONG et entreprises) – est de lutter contre la désaffection des jeunes générations pour les domaines scolaires dits "STEM" (Science, Technologie, Ingénierie et Mathématiques), et plus particulièrement l'informatique, qui met en péril la position dominante des États-Unis dans le secteur du logiciel.

Les opérations de sensibilisation sont également marquées par un enjeu de lutte contre l'exclusion et les discriminations. En effet, celles-ci touchent aujourd'hui de manière dramatique les minorités, très peu représentées dans les filières d'éducation scientifique, alors qu'elles pourraient au contraire constituer un potentiel extraordinaire de combler le déficit de compétences actuel tout en bénéficiant ainsi d'une opportunité de devenir, peut-être, les stars de demain.

Quel contraste ! Tandis que certaines de nos banques, embarrassées de leurs systèmes datant de plusieurs décennies, envisagent de former des étudiants aux technologies des années 70 (Cobol, CICS…) pour en assurer la survie, la banque de la Silicon Valley montre la seule vraie voie d'avenir : participer à la formation des prochaines générations de spécialistes, qui aideront leur pays à maintenir et accroître son avance technologique et non à entretenir la préhistoire de l'informatique dans ses entreprises.

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