C'est pas mon idée !

jeudi 29 mars 2012

Swipely aide les commerçants à fidéliser leurs clients

Swipely
A l'origine, Swipely voulait transformer l'acte de paiement en une activité sociale puis, le modèle ne séduisant pas les consommateurs, elle a rapidement réorienté son activité vers la gestion de programmes de fidélité liés aux cartes de paiement (le principe est d'affecter les promotions directement sur les paiements éligibles, sans nécessiter de présenter un bon de réduction ou une carte de fidélité).

La jeune pousse est loin d'être seule sur ce marché (on pensera par exemple à Clovr ou, plus significatives, certaines expérimentations d'American Express) et elle est donc sous pression pour se différencier. Sa dernière idée pour attirer les petits commerces lui procurera, au moins temporairement, un avantage certain : grâce à quelques analyses simples des données de paiement, elle offre une vision inédite de leur clientèle aux marchands et leur propose d'organiser les campagnes de promotion les plus adaptées aux comportements identifiés.

Tableau de Bord Swipely

Le concept est finalement d'une simplicité enfantine : une fois connectés au compte d'encaissement du commerçant, les systèmes de Swipely présentent quelques indicateurs simples (mais hautement pertinents) sur les habitudes de leurs clients (sur la capture d'écran, on aperçoit ainsi les statistiques de récurrence des achats et le niveau de fréquentation par jour de la semaine). L'analyse de ces informations permet ensuite de détecter des opportunités de développement, valorisées, pour lesquelles des campagnes ciblées de promotions peuvent être émises plus ou moins automatiquement (dans le cas ci-dessus, une campagne à destination des clients qui n'ont pas acheté au cours des 120 derniers jours pourrait dégager jusqu'à 8 272 USD de ventes).

Comme dans le cas des offres (à destination des consommateurs) basées sur les transactions listées dans les relevés de compte, qui pourraient à terme se passer des banques pour opérer, le modèle de Swipely devrait incontestablement interpeller les institutions financières. Voilà en effet une startup qui exploite et analyse les données de paiement dont elles sont les premières détentrices pour offrir un service (très ?) lucratif aux commerçants qui sont leurs clients, en utilisant des outils qu'elles possèdent aussi pour leurs propres besoins.

Si les banques ne sont pas capables de développer des solutions de ce type pour leurs clients, peut-être devraient-elles à tout le moins envisager de conclure des partenariats avec les acteurs émergents qui, à défaut, s'épanouiront sans elles...

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