C'est pas mon idée !

mardi 26 juillet 2011

Jumio sécurise les paiements en ligne

NetSwipe (Jumio)
Les exemples récents de Card.io et AisleBuyer nous ont déjà familiarisé ces derniers mois avec la capture photographique des informations de la carte bancaire pour faciliter les paiements. Aujourd'hui, Jumio adopte la même technique pour viser un objectif autrement plus ambitieux : sécuriser les paiements et transformer la transaction en ligne en un équivalent du "mode présent" (vérification "physique" de la carte) du commerce traditionnel.

Disponible uniquement pour PC à ce jour (les versions mobiles sont promises pour la fin de l'année), la solution NetSwipe demande à l'utilisateur de présenter sa carte devant sa webcam lorsqu'arrive l'étape de paiement. L'image ainsi capturée est transmise en streaming (sans aucun stockage local, donc) aux serveurs de Jumio, qui appliquent un ensemble d'algorithmes propriétaires pour en extraire les informations et en valider l'authenticité. A titre de sécurité supplémentaire, le code de validation (CVV) de la carte doit tout de même être saisi. La transaction est ensuite traitée "normalement".


Pour les e-commerçants, Jumio fournit un kit simple d'intégration de sa solution, qui viendra compléter leur page de paiement existante. La startup leur promet non seulement une réduction de la fraude mais également, grâce à sa facilité d'utilisation, une meilleure acceptation par les clients, se traduisant par un taux de transformation plus élevé (ce qui me laisse aussi, voire plus, sceptique que dans le cas de Card.io).

Il n'est pas précisé si les émetteurs de cartes applique(ro)nt les taux de commission pratiqués pour les systèmes "CP" ("Card Present"), moins élevés que ceux des transactions en ligne "CNP" ("Card Not Present"), mais l'offre de traitement global des paiements de Jumio est déjà présentée comme plus économique que la concurrence. Et une option d'assurance intéressante est en outre proposée en complément de NetSwipe.

Jumio a convaincu des personnalités importantes, investisseurs (Eduardo Saverin, co-fondateur de Facebook) ou conseils (anciens de Google, Amazon, la NASA), il lui reste maintenant à séduire les commerçants en ligne et à prouver la pertinence de sa solution. A ce stade, saluons déjà la créativité de la startup !

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