C'est pas mon idée !

dimanche 13 février 2011

Brèves : NFC sur Android, ReadyForZero, BillGuard, Sandy Spring Bank...

Voici une nouvelle série de brèves, extraites de l'actualité des deux dernières semaines. Paiement, finances personnelles, interfaces futuristes... Les thèmes retenus suivent les tendances actuelles, avec quelques "originalités".

PlaySpan
Commençons par le secteur des paiements, avec une nouvelle [lien PDF] qui ne vous a probablement pas échappé : l'acquisition de PlaySpan par Visa. Celle-ci marque un changement de statut pour les monnaies virtuelles (spécialité de PlaySpan), qui d'objet de curiosité se transforment définitivement en véritable "business", suffisamment intéressant pour attirer les faveurs d'une institution fermement ancrée dans les paiements "réels".

Il est probable que ce secteur va encore évoluer avant d'atteindre sa maturité, mais il semble déjà acquis que les banques ont raté le coche. A leur décharge, il faut bien avouer que le marché est encore difficile à appréhender...

Android
Le paiement sans contact sur mobile continue lui aussi à "frémir", malgré mes doutes sur les nombreuses prédictions optimistes sur son succès rapide. Après l'introduction d'une interface NFC ("Near Field Communication") dans la dernière version de son système mobile Android et une avalanche de critiques devant ses capacités limitées à la lecture de "tags", Google a publié une mise à jour mineure qui démontre, s'il était nécessaire, qu'elle a d'autres ambitions dans le domaine du sans contact, même s'il n'est pas encore explicitement question de paiement.

D'ailleurs, la nature ouverte d'Android permet aussi à d'autres acteurs de combler les éventuelles lacunes de son principal contributeur. C'est ainsi que la société française Inside Secure annonce la disponibilité (pour fin février) d'une librairie NFC en open source pour Android, offrant toutes les fonctions standards de cette interface de communication et ouvrant ainsi la porte dès maintenant aux services de paiement sans contact.


Google Apps
Restons un instant dans la "sphère" Google avec la généralisation de l'authentification à deux facteurs, via SMS, sur ses Google Apps.

Outre les indéniables bénéfices pour la sécurité des données et documents de ses millions d'utilisateurs, Google donne également, avec cette initiative vers le grand public, une visibilité importante aux exigences croissantes de la protection des informations personnelles et participe ainsi à une sensibilisation salutaire des internautes sur ce sujet sensible.


Visa
Le PFM n'en finit pas de revenir dans l'actualité et les solutions de gestion de budget se multiplient. Si la plupart d'entre elles se ressemblent, quelques sociétés abordent les finances personnelles sous un angle différent et plus original, tout en s'appuyant sur les mêmes technologies.

Premier exemple, Visa présente son outil de "gestion de dépenses", qui propose aux clients des banques partenaires de définir des alertes sur leurs achats par carte. Le consommateur peut choisir des "plafonds" de dépense, globaux ou par catégorie (alimentation, loisirs...), et par période, au-delà desquels il recevra un mail ou un SMS de rappel.

ReadyForZero
Dans une toute autre approche, ReadyForZero vient d'ouvrir son site, qui utilise les services d'aggrégation de compte du PFM (Yodlee, en l'occurence) pour donner à ses utilisateurs une vue à 360° sur leurs cartes de crédit. A partir de là, ils peuvent bénéficier de conseils et explorer diverses options pour préparer une stratégie de réduction de dette, qu'ils peuvent ensuite suivre dans le temps.

BillGuard
Pour BillGuard, qui vient de lever des fonds, c'est encore un autre modèle, mixant analyse de relevés de compte et crowdsourcing, qui est proposé.

Son objectif est d'aider les consommateurs à détecter les erreurs, frais cachés, fraudes... dans leurs relévés de cartes de crédit. Pour ce faire, la startup utilise ses algorithmes d'analyse des données et opère un service de veille sur le web pour identifier les anomalies "connues". A cela elle ajoute la possibilité pour tous ses utilisateurs de signaler des incidents sur leurs propres comptes, qui permettent alors de repérer les cas similaires et d'alerter les autres "victimes".


Sandy Spring Bank
Un article de Bank Technology News présente l'expérience intéressante de la Sandy Spring Bank, petit établissement du Maryland, avec les technologies d'analyse de données de son fournisseur de progiciel bancaire, FIS.

La solution de l'éditeur, qui sera facturée à la banque en fonction de ses résultats, explore les données de paiement des clients (par chèque, par carte, en ligne...) et en extrait des typologies de comportements, qui permettent ensuite un ciblage très précis des offres de services et produits. L'objectif est bien entendu d'augmenter les ventes en proposant la solution la plus appropriée à chaque cas particulier.

Comme je le répète régulièrement, bien que cette approche puisse paraître évidente, peu nombreuses sont les banques à exploiter les données "cachées" dont elles disposent sur leurs clients. Mais si les fournisseurs de progiciels commencent à intégrer l'analyse dans leurs offres, on peut espérer que la situation évolue rapidement...


TFCU
TFCU, Credit Union (sorte de banque mutualiste) de la région d'El Paso, a imaginé un concept extrêmement original, en proposant (temporairement) deux versions aux "looks" totalement différents de son site de banque en ligne.

A l'arrivée sur le site, le visiteur se voyait proposer de choisir entre la présentation "Corporate" (très classique) et une autre, pour les "Gen Y" (pour "génération Y", comprenant les jeunes adultes), le contenu restant identique dans les deux cas.


L'expérience a malheureusement été suspendue, sans que la banque n'en explique les raisons. Il me semble pourtant que l'idée était prometteuse, d'autant que l'internaute pouvait à tout moment modifier sa préférence. Et les technologies web actuelles permettent ce type de "variantes" sans grandes difficultés...


Concluons cette (longue) série avec deux technologies d'interface homme-machine qui n'auront probablement pas un grand impact sur les services financiers à court terme mais qui dessinent peut-être "un" futur des interactions avec les technologies.

La première, annoncée par Immersion, est un kit de développement d'interfaces "haptiques" pour les mobiles sous Android. Vous connaissez certainement les effets de vibration qui "augmentent" la perception des actions réalisées sur les écrans tactiles des téléphones modernes. Le concept "MOTIV" de l'éditeur vise à enrichir ce mode d'interaction en développant des effets plus complexes et plus "immersifs" reposant sur le même principe.

Les exemples de mise en oeuvre proposés restent du domaine du jeu (pour donner la "sensation" d'une explosion par exemple) mais le principe devrait intéresser tous les concepteurs qui souhaitent améliorer l'ergonomie de leurs applications et l'"engagement" de leurs utilisateurs...

Enfin, réservons quelques lignes au "Reality Touchscreen" présenté par l'Université de Groningen aux Pays-Bas, un écran tactile géant (10 mètres de large) capable de traiter 100 "touches" simultanées, de plusieurs utilisateurs.

Reality Touchscreen

Le dispositif est encore loin de l'industrialisation : vous avez le temps d'imaginer ce que vous pourrez en faire !

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