C'est pas mon idée !

mardi 8 décembre 2015

Comment une startup aborde la BI

TransferWise
Si les startups attirent davantage l'attention par leurs produits et services innovants, elles peuvent également devenir des laboratoires d'expérimentation de nouveaux modèles d'organisation. Ainsi, quand un collaborateur décrit l'approche originale de la Business Intelligence (BI) en vigueur à TransferWise, il y a matière à inspiration.

Tandis que les données sont désormais au coeur des enjeux de la plupart des institutions financières (et des entreprises en général), les structures qu'elles ont mises en place pour prendre en charge ce sujet restent souvent calquées sur leurs ancêtres, datant de l'époque des « infocentres » : une équipe dédiée – disposant d'un accès plus ou moins exclusif à un ou plusieurs entrepôts de données – gère la plupart des demandes, seuls quelques utilisateurs avancés étant habilités à exécuter leurs propres analyses.

Voilà exactement le genre de tradition que TransferWise veut renverser, en partant du constat que la première crainte de ses analystes est de voir les résultats de leur travail ignorés. Afin de réduire ce risque, ils sont donc immergés au sein des équipes opérationnelles, en contact direct avec leurs « clients ». Au cœur de l'action, ils ont la certitude, en permanence, de concentrer leurs efforts sur les problèmes importants, dont la résolution impacte directement les métriques qui comptent pour l'entreprise.

Les spécialistes des données ne sont cependant pas totalement isolés de leurs homologues. D'une part, les membres de l'équipe virtuelle – composée de 8 personnes (sur un effectif total de 500 employés) – s'est constituée en réseau, de manière à échanger les bonnes pratiques, partager les retours d'expérience, trouver ensemble des solutions à des problèmes complexes… D'autre part, ils sont régulièrement conviés à des hackathons internes, au cours desquels ils vont travailler sur des sujets transverses.

Enfin, tout est mis en œuvre pour éviter que l'équipe BI ne devienne un point de contention de l'efficacité de l'organisation. En particulier, tous les collaborateurs, quel que soit leur métier, sont aussi des analystes en puissance, grâce à un accès  universel aux données et à une formation minimale. En dehors d'un rôle de coaching et d'assistance à ces néophytes, les « professionnels » peuvent, de la sorte, se consacrer pleinement aux recherches plus exigeantes, qui, incidemment, sont celles qui les motivent le plus.

Bien sûr, il n'est question ici que de Business Intelligence – à juste titre, pour un rôle d'exploration des données en vue de mesurer des résultats – mais les enseignements de l'expérience de TransferWise seraient tout aussi applicables à des initiatives « big data » : la focalisation sur les impacts – mesurables (et, à la fin, mesurés) objectivement – de la connaissance retirée par l'analyse devrait toujours être le premier critère d'évaluation de tous les projets. Un principe simple, parfois oublié !

[Business] Intelligence

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