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dimanche 29 novembre 2015

L'appétit « digital » insatiable de BBVA

BBVA
Exemple unique dans le monde, en incluant sa récente entrée au capital de la néo-banque britannique Atom, BBVA en est désormais à plus de 285 millions de dollars dépensés en acquisitions, investissements et autres financements dans le domaine du « digital », au service d'une stratégie diversifiée mais parfaitement cohérente.

Même si elle s'apparente, dans une certaine mesure, au rachat de Simple l'année dernière, la nouvelle opération s'inscrit dans une démarche différente pour le groupe espagnol. Au-delà du fait qu'Atom est également une banque « startup », 100% mobile, elle a choisi d'emblée – contrairement à son aînée américaine – d'affirmer son autonomie, en acquérant une licence bancaire (la première dans sa catégorie, au Royaume-Uni) et en construisant son offre et son infrastructure de bout en bout.

Par ailleurs, la prise de participation – à un niveau significatif (29,5%), mais minoritaire – intervient cette fois avant l'ouverture effective du service aux clients, ce qui peut être perçu comme un signe de progression de la maturité et de la confiance dans l'avenir de ces modèles émergents. En tout état de cause, la logique retenue est d'accompagner la néo-banque dans son développement, en lui apportant l'expérience acquise sous d'autres cieux, sur un marché où BBVA n'a pas aujourd'hui de réelle présence.

Investissements digitaux de BBVA

Là réside justement une des caractéristiques les plus intéressantes de cette annonce. En effet, elle peut être perçue comme une tentative d'expansion géographique adaptée à l'ère digitale : en lieu et place des approches « lourdes » traditionnelles – acquisition d'un acteur historique ou création ex nihilo –, les startups offrent peut-être un moyen de s'implanter sur un nouveau territoire à moindre frais… Par son dynamisme actuel, le marché britannique paraît certainement idéal pour tester cette hypothèse, mais rien n'interdit d'envisager ensuite une généralisation de la méthode…

Bien entendu, comme avec toute expérimentation, le résultat est loin d'être garanti et le coût du ticket d'entrée (à 45 millions de livres) pour un tel pari peut paraître élevé. Mais, comme l'exprime Teppo Paavola, responsable du développement de BBVA, si les mutations numériques en cours génèrent une multitude d'opportunités, il est indispensable – quelles que soient les incertitudes qui les accompagnent – de les évaluer toutes et d'en explorer beaucoup pour avoir une quelconque chance de rester dans la compétition concurrentielle, à long terme…

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