C'est pas mon idée !

dimanche 14 avril 2013

Esurance lutte contre le mobile au volant

Esurance
Aux États-Unis (et probablement dans le monde entier), l'utilisation du mobile au volant devient un véritable fléau, au point d'être considérée comme un facteur dans 1 accident sur 4, selon certaines estimations. La compagnie d'assurance directe Esurance a décidé de prendre le problème à bras le corps, en offrant une solution (gratuite) à ses clients.

Grâce à une technologie fournie par Cellcontrol, elle propose donc un dispositif à connecter au port de maintenance du véhicule, qui va contrôler en permanence, via une interface Bluetooth, les capacités du téléphone du conducteur : appels entrants et sortants, SMS, messagerie, accès internet et toute autre application. Un portail web permet aux utilisateurs d'ajuster les filtres à appliquer, pour, par exemple, autoriser les appels avec un kit mains-libres ou permettre l'utilisation d'une application de navigation routière.

Les distractions dues au mobile interviennent dans 25% des accidents

En l'état, cette option cible avant tout les parents des adolescents, qui sont, naturellement, les plus enclins à adopter des comportements dangereux avec leur mobile. En ligne avec cette logique, il est possible de déclencher une alerte (envoyée par mail) dans l'hypothèse où le dispositif est désactivé (de quelque manière que ce soit).

Il s'agit là d'un bel exemple d'une compagnie d'assurance s'impliquant activement dans la prévention des risques, ce qui est évidemment (aussi) dans son intérêt. Pourtant, la portée de cet effort risque d'être limitée, par le manque d'incitations l'accompagnant. En effet, hormis les ados (et encore, leurs parents parviendront-ils à leur imposer une application sur leur mobile ?), il est peu probable que les autres conducteurs utilisent spontanément le système.

Alors, à défaut d'une obligation d'installation, il faudrait trouver quelques idées complémentaires pour convaincre le plus grand nombre de recourir à ce "bloqueur de mobile". La plus simple serait, bien entendu, d'accorder une réduction de prime aux assurés. Mais peut-être l'introduction intelligente d'une composante ludique et/ou sociale dans son fonctionnement suffirait-elle à le rendre plus attractif (voire "tendance" !). La sécurité routière aurait en tous cas beaucoup à y gagner...

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