C'est pas mon idée !

dimanche 25 novembre 2012

5 idées innovantes pour l'entreprise (et son DSI)

Innovation ?
Parler de la révolution qui attend les DSIs (Directeur du Système d'Information) d'entreprise, comme le faisait encore récemment Gartner, est presque devenu une tarte à la crème. Plus difficile est de proposer des idées concrètes qui permettront effectivement aux responsables informatiques de passer de gestionnaires des infrastructures à des acteurs de la stratégie d'entreprise.

Sans prétendre apporter une réponse définitive à cette ambition, Eric Lundquist proposait récemment dans les colonnes d'InformationWeek, au retour de la conférence E2 Innovate, 5 tendances innovantes prometteuses, suggérées par de "vrais" DSIs, qui peuvent aider les départements informatiques à apporter de la valeur à leur organisation. Et ne vous y trompez pas, même si le message est adressé aux DSIs, les bénéfices envisagés concernent tous les secteurs de l'entreprise.

Ludification

Avant que l'expression ne soit totalement dévoyée et ne devienne plus qu'un argument marketing à la mode, revenons encore une fois sur les enjeux de la "ludification" (ou "gamification", en anglais). Une proportion incroyable de logiciels d'entreprises (la moitié, selon certaines estimations) n'est jamais, ou presque jamais, utilisée, en raison d'un rejet des utilisateurs, qu'il soit dû à des difficultés d'apprentissage, à un refus du changement ou à toute autre cause.

Si vous doutez de cette assertion, regardez la situation des outils collaboratifs (ou, maintenant, des réseaux sociaux d'entreprise) dans votre organisation et mesurez-en l'utilisation effective par les collaborateurs...

Ajouter des mécanismes de récompenses et de reconnaissance dans ces logiciels peut constituer un bon moyen d'essayer de limiter le gaspillage. Par exemple, proposer un parcours d'initiation semé de "badges" à conquérir peut favoriser l'apprentissage d'une solution nouvelle, comme l'attribution d'un "statut" particulier aux visiteurs fidèles peut aider à développer l'engagement de tous les collaborateurs au sein d'une plate-forme globale.

Progressivement, les progiciels devraient prendre en compte cette tendance, qui constituera un critère de choix supplémentaire à l'heure des appels d'offres, et les projets internes pourraient également s'en inspirer pour faciliter leur acceptation.

Chef d'orchestre

Malgré les réticences générales, certains DSIs ont déjà changé leur approche de leur métier. Ceux-là ont fait le choix d'un partenariat avec leurs homologues des autres métiers, à qui ils laissent le choix d'identifier les services informatiques les mieux adaptés à leurs besoins départementaux. Leur reste alors la tâche (certes difficile) d'orchestrer ces décisions locales afin d'en faire émerger une plate-forme d'entreprise cohérente, dont l'architecture est leur responsabilité la plus critique.

Fédération d'identité

La gestion des identités dans l'entreprise (ou, plus prosaïquement, la gestion des identifiants) est un cauchemar depuis (presque) toujours et la prolifération de progiciels, d'applications spécifiques et de solutions en cloud, combinée aux silos que représentent les différents départements de l'entreprise, rend, de nos jours, la situation réellement apocalyptique.

Typiquement dans leur rôle de chef d'orchestre, les DSIs peuvent apporter de l'ordre dans ce chaos, avec la mise en place d'une solution de fédération d'identité. Il s'agit d'un projet extrêmement ambitieux mais dont la valeur est incommensurable.

Transparence

Encore une idée qui n'est pas très naturelle pour la majorité des DSIs, quoiqu'elle revête une apparence triviale. En effet, quoi de plus naturel, au sein de l'entreprise, que d'afficher en toute transparence les coûts détaillés (réels !) des choix technologiques effectués par les utilisateurs ? Ainsi armés, ces derniers pourraient éviter des erreurs stratégiques et prendre des décisions plus avisées, d'autant plus s'il leur est clairement offert une palette de services adaptables à leurs besoins...

SaaS aggrégateur

Ce concept sera, de loin, le plus dérangeant de cette liste, mais il suit une évolution naturelle inéluctable. Dans toutes les organisations, le SaaS ("Software as a Service") est une approche de distribution du logiciel (sous forme de service, dans le cloud) qui ne fait plus débat, même si elle ne s'est pas encore imposée dans certains domaines stratégiques (par exemple le "core banking").

Or, de la même manière que les fournisseurs de services en "nuage" publics (Google, pour n'en citer qu'un) exploitent la masse de données dont ils disposent, les éditeurs SaaS vont se trouver en position de "fédérer" l'information qu'ils gèrent, dont l'analyse leur permettra de dégager des bonnes pratiques à répliquer ou d'identifier des tendances majeures utiles pour tous leurs clients (et monnayables).

Bien entendu, les questions de confidentialité et de sécurité que soulève cette hypothèse la rendent encore un peu lointaine. Il est cependant presque certain qu'elle prendra corps petit à petit, dans les offres, probablement d'abord sous une forme anodine.

En revanche, dans ce cas, le DSI ne sera pas à l'origine de l'innovation...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Afin de lutter contre le spam, les commentaires ne sont ouverts qu'aux personnes identifiées et sont soumis à modération (je suis sincèrement désolé pour le désagrément causé…)